CONCERTATION PREALABLE A LA CREATION DE LA ZAC SUD CHARLES DE GAULLE
Compte rendu de la deuxieme réunion publique le 19 février 2008 dans les locaux de l’AFTRP; 93, avenue des Nations – Paris Nord 2 - Villepinte
La seconde réunion de concertation préalable à la création de la ZAC Sud Charles de Gaulle a eu lieu le mardi 19 février 2008, dans les locaux de l’AFTRP, de 18h30 à 21 h.
De manière à réunir le plus grand nombre de personnes et à prévenir le public suffisamment tôt, la réunion avait été annoncée de la façon suivante :
un article de presse paru les 11, 15 et 18 janvier 2008 dans le Parisien 93 et le Parisien 95.
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une information disponible dès le 8 février 2008 dans l’agenda du site Internet www.zacsudcdg-concertation.com, et l’insertion du communiqué de presse dans la rubrique « articles de presse » du site.
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la distribution de 22 000 flyers les 13 et 14 février dans toutes les boîtes à lettres de la commune de Tremblay-en-France, de Villepinte au nord de l’A104 et du Parc d’activités Paris Nord 2, y compris les commerces de proximité.
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une information auprès de la Mairie de Villepinte.
La réunion a regroupé entre 40 et 50 personnes, parmi lesquelles :
un technicien de la Ville de Tremblay : M. Grangé (directeur de l’aménagement)
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des élus et des techniciens de la Ville de Villepinte, dont : Mme Valleton, Maire ; M. Perrier, adjoint chargé de l’urbanisme, de l’environnement et de l’aménagement du territoire ; M.Graindorge, directeur de l’urbanisme ; et M.Beaudet, directeur des services techniques.
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Mme Roland, conseillère générale de Seine-Saint-Denis ;
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les représentants de la SIPAC, société d’aménagement du Parc des expositions : M. Robinet, Directeur général et M. Legait, chef de projets ;
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les représentants de la société gestionnaire du Parc d’activités Paris Nord 2, dont M. Quiénot, directeur de Paris Nord 2 ;
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les représentants de l’AFTRP, Maître d’Ouvrage de la ZAC : M. Bournat, directeur délégué nord ; Mme Vuaillat, chargée d’études ; Mme Bloch-Lainé, juriste ; Mme Masson, responsable d’opérations foncières ;
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les représentants de trois bureaux d’études prestataires de l’AFTRP : Sandro Munari, architecte urbaniste du cabinet LWA ; Sophie Gérin, du cabinet Florence Mercier paysagiste ; Anne Tessier du bureau d’études MINEA chargé de l’élaboration de l’étude d’impact ;
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le public était composé d’habitants de Villepinte, en particulier des quartiers de la Haie Bertrand et des Mousseaux parmi lesquels des représentants de l’association « riverainsparcdesexpos.com », de quelques habitants du Vieux Pays de Tremblay, ainsi que d’entrepreneurs présents sur Paris Nord 2 ou installés sur la plateforme aéroportuaire, mais souhaitant se développer sur les emprises du projet de ZAC.
Déroulement et contenu de la réunion :
La réunion est introduite par M. Bournat, qui rappelle les enjeux du projet de la ZAC et le rôle de l’AFTRP dans ce projet.
Magali Vuaillat fait la présentation du contexte économique et territorial du projet de ZAC et de ses objectifs.
Sandro Munari, architecte urbaniste conseil, explique les enjeux du projet sur les plans urbain, paysager et environnemental.
Magali Vuaillat reprend la parole pour expliquer la démarche juridique de ZAC et ses modalités, le contenu et les objectifs de l’étude d’impact en cours d’élaboration, et les modalités de concertation mises en place préalablement à la création de la ZAC. Elle rappelle les supports à la disposition du public pour s’informer et déposer des avis.
Le débat s’engage ensuite entre les participants.
L’extension du Parc des expositions, un motif d’inquiétude pour les riverains
Interpellé dès le début de la réunion par les riverains sur le projet d’extension du Parc des expositions, M. Robinet, Directeur général de la SIPAC, rappelle les grandes lignes du projet envisagé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, aujourd’hui partenaire d’Unibail.
Le souhait est de faire du Parc des expositions une référence européenne en matière d’accueil de salons et congrès, pour conserver en France les grands salons comme Maison et Objet.
Les surfaces d’exposition, actuellement de 206 m², vont être portées à plus de 245 000 m² dans un premier temps, avec la réalisation prochaine, sur les parkings visiteurs 2 et 3, d’un nouveau hall de 36 000 m² dans la ZAC de Paris-Nord 2.
Le projet « Sud CDG » comprend, lui, non seulement une nouvelle extension du parc, mais aussi la création de la Cité de l’exposition, qui va rassembler sur ce lieu les métiers liés aux congrès et aux salons, afin d’en faire un mini pôle de compétitivité.
M. Robinet précise que, conscients d’être en lisière de zone urbaine (quartiers Nord de Villepinte) les responsables de la SIPAC mèneront, avec les collectivités et les riverains, une concertation ouverte. L’objectif est de développer un « parc vert », pour des raisons de respect de l’environnement et aussi pour une image valorisante, du Parc des expositions.
M. Robinet rappelle qu’une coulée verte de 50 à 100 mètres de largeur sera constituée sur les terrains le long de la limite avec le quartier de la Haie Bertrand, et dans le triangle situé dans la pointe Sud du périmètre de la ZAC. Une frange verte sera constituée de manière à protéger les secteurs pavillonnaires.
Des espaces verts vont être supprimés pour réaliser le prochain hall de 36 000 m². M. Robinet précise qu’ils seront replantés ailleurs sur le site car la SIPAC veut reconstituer les espaces verts qui seront impactés. Le futur hall sera lui même construit selon les normes HQE (haute qualité environnementale). Le label n’existe pas encore pour ce type de construction, mais ce sera un bâtiment pilote pour le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) /CERTIVEA avec lequel la SIPAC collabore.
Créer un écran visuel entre les secteurs pavillonnaires et le Parc des expositions
Un riverain du Parc des expositions demande où sera situé le bâtiment de 25 m de hauteur qui justifie une modification du POS de Villepinte.
M. Robinet explique que la demande a été faite à Mme le Maire de Villepinte de porter la hauteur autorisée au POS de 13 à 25 m pour la construction d’un bâtiment de grande hauteur dans le prolongement des halls 3 et 4, le plus éloigné des secteurs pavillonnaires. Mais la construction d’un tel bâtiment, pour permettre d’accueillir par exemple des voiliers, des grues ou des manifestations sportives, n’est pas encore décidée. M. Robinet précise qu’il s’agirait d’un seul bâtiment et qu’il constituerait en outre un écran acoustique vis à vis du circuit Carole.
Mme Valleton, maire de Villepinte, souligne que la modification du POS qui est évoquée concerne la partie Nord du Parc des expositions. Elle précise que dans une zone de 400 mètres le long des habitations, le règlement restera inchangé. Elle ajoute que la coulée verte prévue en limite Sud du Parc des expositions sera intégrée au POS. Mme Valleton indique qu’un avis rappelant la nécessité de préserver les zones pavillonnaires voisines du PEX a été déposé par la ville dans le registre de recueil des avis.
Les nuisances acoustiques des salons en extérieur
Plusieurs riverains se plaignent du bruit lors de salons qui se déroulent pour partie en extérieur.
M. Robinet précise que c’est effectivement quelquefois le cas pour le salon Intermat, mais q’il n’a lieu que tous les 3 ans et pendant quelques jours seulement. C’est le cas aussi pour quelques stands du salon d’armement Eurosatory. Les surfaces de parkings sont réversibles et peuvent être équipées de stands. M.Robinet attire l’attention sur la faible fréquence de ces événements, et de ce fait, le caractère relatif de la nuisance.
Une habitante fait remarquer que si l’on étend le Parc des expositions, les salons en extérieur seront de plus en plus nombreux. Elle demande quand sera réalisée la coulée verte.
Anne Tessier, du bureau d’étude MINEA chargé de l’élaboration de l’étude d’impact, fait remarquer que la coulée verte ne constituera en rien un écran acoustique entre le Parc des expositions et les habitations
Une augmentation modérée du nombre de places de parkings et une accessibilité renforcée en transports en commun
M. Robinet explique qu’actuellement, certains parkings du Parc des expositions sont équipés pour recevoir des stands si nécessaire, notamment avec les réseaux d’énergie. Quand c’est nécessaire, lors de grands salons, le nombre de places de stationnement est réduit d’autant.
M. Robinet précise que la politique de la SIPAC n’est pas de développer les parkings, mais de tabler davantage sur une plus grande attractivité des transports en commun, avec la ligne de RER B et le projet B+, et les autres modes de transports en commun. Les projets de la SIPAC prévoient de passer des 13 000 places de stationnement actuelles, visiteurs et exposants confondues, à 20 000 places environ sur la totalité du parc et de son extension. Ces places serviront pour des événements qui se déroulent environ 80 jours par an.
A la question d’une habitante qui demande où seront positionnées les places de stationnement, M. Robinet répond qu’elles seront au plus près des halls, autour des bâtiments et dans le secteur de la Cité de l’exposition. Au fur et à mesure que les parkings se rapprocheront des secteurs urbanisés, ils seront de plus en plus végétalisés.
Une crainte des riverains : être « enclavés » par le projet de ZAC
Plusieurs habitants des quartiers pavillonnaires de Villepinte émettent la crainte de se voir enfermés par le projet de ZAC avec la présence de bâtiments imposants, et font part des nombreuses nuisances acoustiques qu’ils subissent déjà avec les autoroutes A1 et A104, le circuit Carole, les aéroports du Bourget et de Roissy, l’activité du parc des expositions (salon Intermat).
Or les habitants veulent préserver leur cadre de vie. Ils estiment vivre dans un cadre résidentiel prisé et craignent que leur bien immobilier ne perde de la valeur du fait de la ZAC.
M. Robinet réitère son intention d’instituer une concertation entre le Parc des expositions et les riverains. Il évoque une réunion prochaine avec les associations de riverains et indique vouloir développer le parc en bonne intelligence. Il note que le Parc a précédé les secteurs pavillonnaires.
Un riverain s’interroge sur un éventuel effet de dévalorisation de son pavillon du fait de l’extension du PEX.
Plusieurs personnes se demandent ce qui sera fait dans la pointe Sud du triangle de la ZAC, si cette pointe est vraiment utile au parc des expositions et s’il y aura une clôture.
M. Robinet indique que la pointe Sud du triangle n’est pas destinée à être construite et que la clôture entourant le parc des expositions sera la plus discrète possible dans le respect de la sécurité. Il ajoute qu’il pourra y avoir des issues de secours ou des chemins techniques.
Aux riverains qui expriment une demande forte sur le plan paysager et aussi sur la qualité architecturale des constructions, il répond que l’extension du parc nécessitera des études paysagères et que la coulée verte entre le Parc des expositions et les secteurs pavillonnaires aura une largeur d’environ 50 à 100 mètres.
En outre, s’agissant de la qualité des constructions, il fait observer que la SIPAC est très soucieuse de la qualité architecturale de ses bâtiments.
A une habitante qui demande si le petit bois existant sera préservé, M. Robinet répond que si son état actuel est satisfaisant, il sera laissé en l’état.
Les problèmes de circulation générés par l’extension du Parc des expositions et le Parc d’activités internationales projeté
Une habitante soulève la question de l’accès au Parc des expositions pour les visiteurs lors des manifestations, accès qui génère des embouteillages « indescriptibles » sur l’A104. Elle demande s’il est prévu de modifier cet accès, en particulier lors de la mise en service de la RD 40.
M. Robinet précise que la SIPAC travaille avec toutes les personnes compétentes en matière de transport sur un territoire plus vaste. Il rappelle que l’accès pour les poids lourds et les exposants se fait par le Nord du Parc des expositions, donc sans impact sur les riverains qui sont au Sud. Cette situation sera maintenue dans le projet, l’accès exposants pouvant être déplacé vers le Nord-Est.
Des habitants réagissent en exprimant leur inquiétude face au trafic de camions sur le bouclage de la RD 40 après son ouverture : « on nous avait dit qu’elle ne serait pas pour les camions ».
M. Quiénot, Directeur du Parc d’activités Paris Nord 2, souligne que le projet de développement économique prévu dans le projet de ZAC est intéressant. Il fait cependant remarquer que les conditions actuelles de circulation aux heures de pointe sont très difficiles. Mis ensemble, Paris Nord 2, le projet « Sud CDG (sorte de Paris Nord 3) » et le projet Aéroville vont générer un trafic « monstrueux ». Il faudra des infrastructures de transport complémentaires, que l’AFTRP aménageur n’aura pas la capacité de les financer seule. Il souhaite que l’attention des élus soit attirée sur ce problème.
M. Quiénot indique qu’il y a aujourd’hui 3 accès à Paris Nord 2 et qu’il sera toujours possible de se débrouiller en ce qui concerne la desserte interne. Mais il s’inquiète des circulations de niveau régional et national. Il pense que le bouclage de l’autoroute A104 prévu par le Nord de la plateforme aéroportuaire de Roissy CDG soulagera considérablement le trafic sur la partie de l’A104 actuellement commune avec la RN2. Mais il se demande à quelle échéance est prévue la création du barreau de la ligne RER D ? D’après lui, il faut accélérer tous ces projets.
M. Quiénot indique que l’attente au carrefour des menhirs aux heures de pointe est très longue, surtout quand il y a des salons. Il pense que ce carrefour situé à l’entrée de Paris Nord 2 mériterait un traitement particulier, en carrefour dénivelé par exemple. Un habitant fait remarquer que le phasage des feux y est trop court. M. Quienot explique que des réunions avec les industriels de Paris Nord 2 ont eu lieu sur le problème de la circulation et que beaucoup d’entreprises de Paris Nord 2 se plaignent de la circulation. Sur les 16 000 employés de Paris Nord 2, seuls 3 000 viennent en RER. Les autres viennent en voiture et cette habitude a peu de chance de changer. Pour lui, il ne faut pas que la situation actuelle empire.
M. Bournat souligne que le bouclage de la RD 40 compte actuellement 2 fois une voie, mais que ses emprises permettent 2 x 2 voies avec un transport en commun en site propre.
M. Quiénot pense que, dès son ouverture, le bouclage de la RD 40 sera saturé.
M. Bournat rappelle que l’EPA Plaine de France a pour fonction, entre autres, de résoudre le problème de circulation à grande échelle. Une étude de déplacements dirigée par l’EPA est en cours. Elle prendra notamment en compte le projet d’urbanisation du triangle de Gonesse, qui couvre 1 000 ha et qui est donc beaucoup plus important que celui de la ZAC Sud CDG.
D’après M. Bournat, les projets de la ZAC Sud CDG et d’Aéroville vont, dans un premier temps, aggraver la situation en matière de circulation. Le barreau du RER D, prolongé jusqu’au cœur du projet de ZAC, constitue l’une des solutions. Ce barreau est inscrit au Contrat de Plan Etat – Région et les pouvoirs publics commencent à entendre cette hypothèse. Il rappelle que ces réflexions se passent au niveau de l’Etat, de la région et du conseil général
Une habitante fait remarquer que la création de nouvelles lignes de tramway n’a pas fait diminuer le nombre de voitures à Paris. Les gens habitués à la voiture continuent de l’utiliser, en particulier quand ils travaillent en horaires décalés : l’offre de transports en commun ne leur correspond pas.
Mme Roland, Conseillère générale de Seine-Saint-Denis, intervient pour faire remarquer que les problèmes de transport dans ce secteur sont existants et qu’ils vont être accrus. Elle note que la future gare RER appartient à un futur lointain et qu’il faudrait sans doute être patient, et ne pas construire la ZAC trop rapidement. Les infrastructures étant tellement sous-dimensionnées que faire les choses dans l’urgence pourrait desservir les habitants de Villepinte. Par ailleurs la coulée verte prévue ne lui semble pas en cohérence avec celle de Villepinte.
Pour conclure sur le problème de la circulation, M. Bournat souligne qu’en France, malheureusement souvent, les adaptations d’infrastructures suivent les opérations et se font pour répondre aux problèmes ; elles les précèdent rarement. Il y a une demande du marché pour la création de zones d’activités. C’est le développement économique local qui provoquera l’amélioration des infrastructures. Il rappelle qu’il y a 20 ans, on a réalisé l’autoroute A4 en sachant qu’elle serait embouteillée dès son ouverture. Cela n’a pas pour autant empêché la ville nouvelle de Marne-la-Vallée de fonctionner.
Des questions et inquiétudes diverses quant au projet
Mme le Maire de Villepinte indique que la ville a inscrit dans son POS une coulée verte et que le POS ne sera pas modifié dans une zone de 400 mètres au droit des habitations. Elle rappelle l’inquiétude de la ville concernant le traitement du petit triangle et souhaite que ce soit un espace vert. Elle attire l’attention sur la nécessité d’une concertation entre les villes et les riverains. Enfin, elle indique qu’il est hors de question qu’un accès routier débouche sur le chemin des Fontaines ou sur l’allée des Saints Pères.
M. Robinet confirme qu’il n’y aura pas d’accès routier au parc depuis les quartiers résidentiels de Villepinte. Seul pourrait subsister un accès pompiers, incontournable, mais dont on souhaite n’avoir jamais besoin.
Un habitant fait remarquer que lors du salon Maison et Objet, cet accès pompier était impraticable du fait du nombre de voitures en stationnement devant l’entrée. Monsieur ROBINET signalera ce dysfonctionnement aux exploitants du Parc afin qu’ils prennent les mesures qui s’imposent.
Une habitante demande si la collectivité est propriétaire de l’intégralité des terrains de la ZAC, et quels sont les délais entre la création et la réalisation de la ZAC.
M. Bournat répond qu’il reste 40 ha à acquérir, et qu’ils sont actuellement sous DUP (déclaration d’utilité publique).
Une habitante demande combien de temps après la création de la ZAC interviendra sa réalisation.
Anne Bloch-Lainé, juriste de l’AFTRP, précise qu’avant la réalisation de la ZAC, les documents d’urbanisme, en particulier le POS, de la ville de Tremblay-en-France devront être modifiés et approuvés. Ce sont donc plusieurs mois qui seront nécessaires.
Un habitant demande quels seront les délais de commercialisation de la ZAC.
M. Bournat considère que sur une centaine d’hectares, cela devrait prendre environ 10 ans. Des entreprises de handling veulent s’implanter sur le site, mais il faut y réfléchir. Sauf contraintes particulières, la « grosse logistique » n’est pas souhaitée sur le futur Parc d’activités. La forte densité en transports en commun encouragerait plutôt à faire venir du tertiaire.
Un habitant de Villepinte demande quelles seront les retombées économiques de la ZAC pour la ville de Villepinte.
M. Robinet explique que les recettes fiscales liées à la construction de la première tranche sur les emprises actuelles du Parc des expositions sont pour la Ville de Villepinte. En revanche, pour ce qui concerne les nouvelles acquisitions foncières du Parc, les recettes iront à la Ville de Tremblay-en-France.
M. Bournat complète en précisant que le Parc d’activités internationales qui va être créé devrait représenter environ 8 000 nouveaux emplois. Les études de programmation économique qui seront achevées dans un an le préciseront.
Le circuit Carole, un sujet épineux
Un habitant demande ce qu’il adviendra du circuit Carole, dont le déplacement semble problématique.
M. Bournat explique que le circuit Carole est actuellement sur des terrains appartenant à l’AFTRP. Ces terrains étant constructibles, le manque à gagner est important. De plus, le circuit apporte des nuisances réelles, notamment acoustiques. Néanmoins il s’agit d’un équipement ayant un rôle de sécurité pour des motards, et même un rôle social du fait de sa gratuité en semaine. Son activité est subventionnée par le conseil général, mais elle reste déficitaire. La difficulté est de trouver une maîtrise d’ouvrage publique pour la création d’un nouveau circuit sur un site plus adapté. Il existe localement un consensus sur la volonté de le déplacer. Même les motards, qu’il s’agisse de l’association des motards ou de l’association des motards en colère, souhaitent son déplacement. Il leur faudrait un circuit de 50 ha avec une « cité de la mécanique », celui ci n’en fait que 18.
Un élu du Conseil Régional d’Ile-de-France propose sa pérennisation à Tremblay-en-France, mais des communes comme Wissous ou Thieux se sont proposées pour l’accueillir. Il s’agit d’un sujet épineux et le circuit Carole ne partira pas avant au moins 3 ans
Aéroville, un autre sujet délicat
M. Perrier, adjoint à la Ville de Villepinte, se demande quels impacts sur la circulation aura le projet Aéroville, tandis qu’un habitant se demande comment on y accèdera en venant de l’aéroport de Roissy – CDG. Un autre habitant déplore le manque de concertation entre le projet Aéroville et le projet de ZAC Sud CDG : « chacun fait son projet dans son coin ».
M. Bournat souligne qu’ADP, qui est le Maître d’ouvrage d’Aéroville, évolue vers plus d’ouverture et plus de perméabilité de ses emprises.
Les impacts du projet de ZAC
Une habitante de Villepinte demande quand se fait l’étude d’impact, et si elle sera rendue publique. Elle se demande en outre si l’aéroport du Bourget subira des modifications, en fréquence des avions et en plan de vol, du fait de la ZAC.
Il lui est répondu que l’étude d’impact une fois achevée sera rendue publique, et qu’elle fait partie du dossier de création de la ZAC. Si les impacts en matière de déplacements terrestres sont plus ou moins évaluables, ce n’est pas le cas des déplacements aériens. Néanmoins, compte tenu de l’importance régionale de l’aéroport d’affaires du Bourget, la dimension de la ZAC n’entraînera probablement pas de modifications importantes, ni même sensibles, du trafic aérien.
Les responsables de Paris Nord 2 confirment en précisant que bon nombre de responsables d’entreprises viennent à Paris Nord 2 préférentiellement en TGV.
A la question d’une habitante concernant l’accroissement du volume des déchets lié au développement du Parc des expositions, M. Robinet précise que les moyens de tri des déchets sur le Parc vont être développés.
Une habitante souligne que le ru du Sausset, qui est canalisé dans son passage en ville de Villepinte, tend à déborder en amont de la canalisation. Lors de fortes pluies, son jardin est inondé. Qu’en sera-t-il quand la ZAC sera réalisée ?
M. Bournat précise que des études hydrologiques sont à faire sur l’ensemble du bassin. La situation hydrologique du ru du Sausset sera assurément améliorée par les aménagements prévus dans le cadre de la ZAC.
Les suites à donner à la ZAC
M. Bournat explique ce qui va se passer dans les mois à venir. L’AFTRP va demander au préfet de créer la ZAC au printemps 2008.
Ensuite de quoi, la Ville de Tremblay-en-France devra modifier son POS.
C’est après cette modification que pourra être élaboré le dossier de réalisation de la ZAC.
Le projet d’aménagement pourra alors être mis en œuvre, à un horizon de 3 ou 4 ans environ.
Une troisième réunion publique se tiendra soit fin mars, soit en avril 2008 pour poursuivre la concertation ; la date et le lieu ne sont pas encore fixés. Le public sera informé par voie de presse, par le site Internet www.zacsudcdg-concertation.com et par distribution de flyers dans les boîtes aux lettres.
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