CONCERTATION PREALABLE A LA CREATION DE LA ZAC SUD CHARLES DE GAULLE –
NOVEMBRE 2007 – FEVRIER 2008
COMPTE RENDU DE LA PREMIERE REUNION PUBLIQUE
LE 30 JANVIER 2008 A LA MAISON DES ASSOCIATIONS
AU VIEUX PAYS DE TREMBLAY-EN-FRANCE
La première réunion publique organisée dans le cade de la concertation préalable à la création de la ZAC Sud CDG s’est tenue le 30 janvier 2008 à la Maison des Associations du Vieux Pays de Tremblay, de 20 h à 23 h.
Elle avait été annoncée par :
- Un article de presse, paru les 29 et 30 janvier 2008 dans le Parisien 93 et le Parisien 95.
- L’agenda du site Internet www.zacsudcdg-concertation.com.
- La distribution de 14 500 flyers dans toutes les boîtes à lettres de la commune de Tremblay-en-France. La distribution a commencé le 29 janvier à 10h00 sur le Vert-Galant et le centre ville, et s’est achevée le 30 janvier au matin sur le Vieux Pays. Le côté tardif de cette distribution a été souligné par un participant et par M. Asensi, Maire de Tremblay-en-France. La prochaine réunion publique, prévue fin février à Paris
Nord 2, devra être annoncée plus tôt.
- Une information à la ville de Villepinte.
La réunion a regroupé une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles :
- deux élus de la Ville de Tremblay-en-France : M. Asensi, Maire, et Mme Cazenave, adjointe aux affaires économiques,
- trois techniciens de la Ville de Tremblay : MM. Grangé, Divinias et Laporte,
- quatre représentants de l’AFTRP, Maître d’Ouvrage de la ZAC : MM. Bournat, Margout, Mmes Vuaillat et Bloch-Lainé,
- trois bureaux d’études prestataires de l’AFTRP sur ce projet : L. Weizmann, architecte urbaniste chargé de l’élaboration du plan d’aménagement d’ensemble de la ZAC ; A. Tessier de MINEA et S. Forestier de SEPIA Conseils, chargées de l’élaboration de l’étude d’impact,
- deux représentants de la SIPAC, société d’aménagement du Parc des expositions : M. Robinet, Directeur général, et M. Legait
- un représentant de la CCIP93, M. Stéphane Lerays.
- Le public était constitué essentiellement d’habitants du Vieux Pays de Tremblay et d’habitants de Villepinte, en particulier des quartiers de la Haie Bertrand et des Mousseaux. Parmi eux, trois représentants de l’association « riverainsparcdesexpos.com » étaient présents.
Déroulement et contenu de la réunion :
La réunion est introduite par M. Asensi, Député Maire de Tremblay-en-France, qui rappelle son rôle d’accueil de la réunion publique pour un projet porté par l’AFTRP, mais que lui même a fortement contribué à faire exister. Il rappelle ses attentes concernant le projet de ZAC, en particulier la création d’emplois, dans un site privilégié par son accessibilité et son contexte économique.
Il souligne que la Ville de Tremblay-en-France a soutenu l’élaboration du protocole Etat – Région – Département - ADP – Villes de Tremblay et Villepinte – AFTRP signé en 1998 en vue de l’aménagement du secteur de la ZAC Sud Charles de Gaulle.
M. Asensi rappelle que le secteur de la plateforme aéroportuaire Paris – Charles de Gaulle est un territoire d’excellence européenne, à vocation internationale. Il souhaite que l’aménagement du secteur Sud CDG dégage des ressources financières qui contribueront à alimenter la solidarité intercommunale au sein du SEAPFA (Syndicat d’Equipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye, qui regroupe Tremblay-en-France, Villepinte, Sevran, Aulnay-sous-Bois et le Blanc-Mesnil). M. Asensi souligne que ce type de projet
ne peut être élaboré dans les limites communales, et qu’il faut élargir toute réflexion à un territoire intercommunal et travailler ensemble.
M. Asensi rappelle les développements économiques en cours sur le territoire de Tremblay-en-France et les territoires proches :
- l’implantation de l’imprimerie du Figaro au Vieux Pays, qui représente 200 emplois,
- le terminal de fret prévu dans un premier temps pour le courrier postal, puis pour les marchandises,
- le projet Aéroville, qui représente un bienfait pour les salariés en Tremblay et ceux de la plateforme aéroportuaire, en leur apportant un lieu de services et de vie qui fait actuellement défaut et qui sera créateur d’emploi.
M. Asensi conclut en réaffirmant son souhait que la ZAC Sud Charles de Gaulle voit rapidement le jour.
M. Bournat, Directeur délégué Nord de l’AFTRP, décrit ensuit les missions de l’AFTRP et son rôle d’outil public de la politique d’aménagement. Il souligne que la zone d’activités internationales Paris
Nord 2, réalisée par l’AFTRP, est aujourd’hui entièrement commercialisée. C’est pourquoi, conformément au Schéma Directeur de la Région Ile-de-France et au protocole multipartenarial signé en 1998, l’AFTRP a pris l’initiative du projet de création de la ZAC Sud Charles de Gaulle.
V. Margout, responsable de l’opération Sud CDG à l’AFTRP, présente le contexte économique et territorial du projet de ZAC et ses objectifs.
L. Weizmann, architecte urbaniste conseil, explique les enjeux du projet sur les plans urbain, paysager et environnemental.
M. Vuaillat, chargée d’études à l’AFTRP, présente la procédure juridique de ZAC, le contenu et les objectifs de l’étude d’impact en cours d’élaboration, et les modalités de concertation mises en place préalablement à la création de la ZAC. Elle rappelle les supports à la disposition du public pour s’informer sur le projet et déposer des avis, étant entendu que le projet est toujours en cours d’élaboration et que tous les avis recueillis seront pris en compte dans la réflexion.
Le débat s’engage ensuite entre les participants.
Inquiétude relatives à l’accroissement de la circulation sur le Vieux Pays de Tremblay et aux
nuisances induites
Certains habitants du Vieux Pays sont inquiets : ils pensent que le bouclage de la RD 40, récemment réalisé,
ne va pas soulager la circulation à travers le Vieux Pays, et que l’on continuera à le traverser pour rejoindre la plateforme aéroportuaire. Ils craignent que le projet Aéroville
ne génère, lui aussi, du trafic à travers le Vieux Pays.
M. Asensi explique qu’à l’origine, le projet de bouclage de la RD 40 était conçu pour desservir un équipement majeur : le Stade de France, prévu à Tremblay puis réalisé à Saint-Denis. Le Département a cependant réalisé le bouclage, qui sera mis en circulation fin mars 2008. Pour rejoindre l’aéroport, une liaison directe sera réalisée avant la fin 2008 depuis le bouclage de la RD 40, via le « barreau
nord ». Ces travaux sont de nature à soulager considérablement le trafic à travers le Vieux Pays.
M. Bournat souligne que selon les souhaits d’ADP, la plateforme aéroportuaire devrait devenir beaucoup plus perméable à l’avenir, avec la disparition des clôtures entre voirie publique et voirie de desserte aéroportuaire. Les trafics devraient ainsi s’équilibrer beaucoup mieux.
Le circuit Carole : un handicap pour le développement du secteur ?
M. Asensi informe le public d’un projet élaboré par le Vice-président de la Région Ile-de-France, qui consisterait à rénover plutôt qu’à déplacer le circuit Carole, et même à passer sa superficie de 22 à 30 hectares. Il s’étendrait alors sur le périmètre de la ZAC Sud Charles de Gaulle. M. Asensi estime que ce projet, élaboré sans concertation avec les élus concernés, remettrait en cause la future ZAC elle même, sur des terrains dont la vocation économique est beaucoup plus évidente que la vocation sportive.
Le parc d’activités internationales projeté : quelles activités seront programmées ?
La représentante d’une entreprise de transport, en recherche d’un site d’implantation depuis plusieurs mois, demande si le futur parc d’activités pourra lui être accessible, et se demande quels types d’activités seront autorisés.
M. Bournat rappelle qu’il n’y a plus d’emprises commercialisables sur Paris Nord 2. Il y a eu, autrefois, de la logistique sur ce parc d’activités. Le projet de la ZAC Sud Charles de Gaulle
n’offrira pas d’emprises à court terme. C’est un projet à moyen terme, qui
nécessite encore deux année d’études avant de passer à la mise en œuvre (travaux d’aménagement). Le souhait est de réaliser un parc d’activités très orienté développement durable, et d’une qualité supérieure à Paris
Nord 2.
M. Asensi souligne que la Ville de Tremblay-en-France est réservée sur le fait de mettre de la logistique dans ce secteur.
Les usages du site naturel : l’avenir du ring ? le devenir de l’agriculture ?/p>
La question de la création du ring, anneau vert autour du Vieux Pays de Tremblay, est posée directement à F. Asensi par un habitant du Vieux Pays.
F. Asensi confirme que le projet de ring est toujours présent dans les souhaits de la Ville. Avec le projet d’aménagement du parc autour du ru du Sausset sur 100 ha, 500 ha sont ainsi d’ores et déjà soustraits à l’urbanisation. Le parc de Tremblay, créé le long du ru du Sausset, sera une réserve écologique. De plus, des aménagements seront faits pour améliorer le fonctionnement du ru lui même. Enfin, entre le Parc des expositions et le quartier de la Haie Bertrand, une bande verte significative sera plantée pour créer un espace tampon entre, d’une part, le PEX et son extension et, d’autre part, les quartiers pavillonnaires.
La question se pose toutefois de l’aménagement, de l’usage et de l’entretien des 400 ha constituant le ring : l’agriculteur qui les exploite
ne va pas continuer, et son fils ne souhaite pas reprendre l’exploitation. Le problème de réalisation et de gestion du ring se reposera donc.
Projets à court et moyen terme sur le Parc des expositions : quels impacts sur les quartiers voisins ?
Une habitante de Villepinte, membre de l’association « riverainsparcdesexpos.com », souligne qu’elle a bien compris les enjeux territoriaux et l’intérêt économique du projet.
Néanmoins, des questions et inquiétudes subsistent, notamment pour tout ce qui concerne les projets sur le Parc des expositions actuel et son extension projetée, et les impacts qui en découleront sur les quartiers voisins :
- Le POS de Villepinte va être modifié pour autoriser la hauteur des constructions à 25 mètres (au lieu de 12,5 m actuellement). Quel impact paysager est à prévoir sur les quartiers pavillonnaires ?
N’y aura t’il pas d’impacts sur la trajectoire des avions, seront-ils contraints de passer au dessus du Vieux Pays ?
- Quelles circulations douces seront envisagées ?
- Quels accès pour les visiteurs du futur Parc des expositions et pour les exposants ? En particulier, le chemins des Saints Pères
ne va t’il pas devenir une voie routière, avec un fort impact de trafic sur les quartiers de la Haie Bertrand et des Mousseaux ?
- Le développement du Parc des expositions est-il nécessaire sur une telle surface ? Celle-ci
ne serait-elle pas mieux utilisée pour le Parc d’activités internationales projeté dans la mesure où le PEX
n’est en activité que 80 jours par an en moyenne ? Ne vaut-il pas mieux renforcer la synergie avec le Parc d’expositions du Bourget, plutôt que d’agrandir celui de Villepinte ?
M. Robinet, Directeur général de la SIPAC, société propriétaire du Parc des expositions, souligne la légitimité des préoccupations des riverains et la
nécessité néanmoins du développement du PEX. Il apporte les réponses suivantes :
Concernant la hauteur des constructions portée à 25 m, il souligne qu’elle a pour but de permettre au Parc des expositions d’accueillir des expositions ou manifestations
nécessitant une grande hauteur (voiliers, équipements techniques, compétition sportive, etc). Un bâtiment de grande hauteur pourrait ainsi être construit en zone UI du POS de Villepinte (au sud du circuit carole). Il serait situé à l’angle
Nord-Est des emprises actuelles du PEX, soit au point le plus éloigné des secteurs habités. Ce bâtiment éventuel
ne constituerait en rien une servitude pouvant influencer l’itinéraire des avions en provenance ou à destination du Bourget. Quant au
nouveau hall 8, prévu entre les halls existants, il aura une hauteur de l’ordre de 12 mètres.
M. Robinet précise l’ambition de la SIPAC de conforter l’image de « parc vert » du Parc des expositions. L’ambition de la SIPAC est de vastes zones vertes. Les
nouveaux bâtiments qui seront construits se caractériseront par leur Haute Qualité Environnementale (HQE).
Concernant l’espace tampon entre le Parc des expositions et le quartier de la Haie Bertrand, M. Robinet indique que ce
n’est pas l’intention de la SIPAC de construire dans les secteurs proches des zones pavillonnaires. Il confirme qu’une coulée verte de l’ordre d’une centaine de mètres de largeur sera réalisée sur les emprises du parc au Sud, en lisière de la zone pavillonnaire. La qualité du cadre de vie et le respect de l’environnement font en effet partie de l’image de marque du Parc des expositions.
Les accès routiers au Parc pour les livraisons sont d’ores et déjà conçus et réalisés côté
Nord du PEX actuel, en prise sur le bouclage de la RD 40. Il indique que les accès livraisons seront développés au
Nord-Est et que l’accès visiteurs à partir de la Francilienne restera au Sud du PEX existant. Monsieur Robinet précise qu’aucun accès côté Haie Bertrand
n’est envisagé.
Il souligne l’impérieuse nécessité d’améliorer la desserte ferrée du parc qui est insuffisante en termes de fréquence et de capacité. Il rappelle que la CCIP, la Ville de Tremblay, l’aménageur, ont toujours cherché la réalisation d’une deuxième gare et que celle-ci est toujours indispensable.
Concernant la synergie avec le Parc du Bourget et le fait de limiter les emprises d’extension du Parc des expositions de Villepinte, M. Robinet rappelle que pour être référencé parmi les grands parcs d’expositions européens, il faut compter au minimum 245 000 m² de surfaces d’expositions. Pour conserver les grands salons actuels, face au « dumping » de certains Parcs d’exposition concurrents, ce développement est
nécessaire à court et moyen terme. La SIPAC envisagera des solutions pour un développement harmonieux, et aussi en concertation : M. Robinet se dit prêt à discuter ouvertement avec les riverains. L’association « riverainsparcdesexpos.com » se dit tout à fait prête à un travail commun avec la SIPAC.
M.Robinet confirme la nécessité de trouver un équilibre entre le développement économique et des conditions de vie agréables pour les riverains.
Quelles nuisances sonores découleront de l’extension du Parc des expositions ? Quels aménagements sont prévus pour y remédier ?
Les riverains du Parc des expositions s’inquiètent des nuisances sonores liées aux événements organisés sur le parc.
M. Robinet souligne que les principales sources de nuisances sonores locales sont l’aéroport et le circuit Carole. Les habitants de la Haie Bertrand confirment qu’ils entendent bien le circuit Carole. M. Robinet précise que le Parc des expositions
n’a généralement pas de manifestations bruyantes ou d’animation sonore en extérieur. Un habitant souligne cependant
que le salon Intermat se déroule en extérieur et qu’il est très bruyant. M. Robinet indique que ce salon a lieu une fois tous les trois ans et qu’il se tient majoritairement à l’intérieur des halls.
Une autre source de bruit est celle des poids lourds en livraison pour le montage et le démontage des salons. C’est pourquoi leur accès est prévu côté Nord-Est sur la RD 40, loin des habitations.
Monsieur Robinet souhaite développer l’intérêt des riverains pour le PEX et proposera aux exploitants du Parc d’étudier la possibilité de leur faciliter l’accès à certains salons.
L’extension du Parc des expositions ne va t’elle pas générer une augmentation importante du trafic, en particulier entre le Bourget et le Parc des expositions de Villepinte ?
Les habitants constatent que la circulation locale est déjà difficile lors des grands salons, et redoutent une aggravation de la situation avec l’extension du Parc des expositions.
M. Bournat précise que le projet de la ZAC Sud CDG en général, et l’extension du Parc des expositions en particulier, vont mécaniquement augmenter le trafic routier. Il
note que l’EPA Plaine de France établit actuellement un diagnostic circulation à l’échelle de l’ensemble des communes de la Plaine de France, en vue d’améliorer les infrastructures routières. C’est à cette échelle que le problème peut se régler.
Un habitant de la Haie Bertrand déplore que l’autoroute A 104 coupe Villepinte en deux, et pense qu’il serait souhaitable de la couvrir, comme cela a été fait à Saint-Denis.
Une nouvelle gare verra-t-elle le jour sur la ZAC ?
M. Asensi rappelle qu’un projet de gare RER est prévu sur ce site depuis plusieurs années. Ce projet de gare était corrélé au projet d’extension de 200 000 m² de surfaces d’expositions du Parc des expositions. Un projet ancien prévoyait que la ligne RER créée se prolonge vers l’Est, jusqu’à l’aéroport. Ce prolongement vers l’Est
ne se fera pas, il n’est plus nécessaire pour RFF/SNCF du fait du projet de CDG Express.
La future gare, si elle se fait, sera un terminus, qui serait le point d’aboutissement du barreau de Gonesse (décrochement du RER D). M. Asensi précise que l’échéance de cette future gare est lointaine, à une trentaine d’années.
M. Robinet souligne que la CCIP et la SIPAC continuent de se battre pour que cette
nouvelle gare voit le jour sur le barreau de Gonesse (ligne D) prolongé jusqu’à l’extension du Parc des expositions et au futur Parc d’activités internationales. Il assure que les élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que l’échéance soit plus courte que 30 ans.
En conclusion : une concertation fructueuse et à poursuivre, de l’avis de tous
M. Bournat rappelle que l’on est au début d’un cycle de concertation, et qu’une autre réunion publique est prévue avant la fin février à Paris
Nord 2.
M. Robinet rappelle que la SIPAC veut jouer la carte d’un « parc vert » et souhaite
notamment pour cela développer une coulée verte entre le parc du Tremblay et le parc du Sausset. Il indique que la SIPAC est prête à travailler avec les riverains et leurs associations pour travailleur avec eux à l’optimisation des projets. Il propose une réunion entre les riverains et le directeur du parc des expositions.
L’association « riverainsparcdesexpos.com » se dit satisfaite de la réunion et prête à s’associer à la concertation sur le projet, avec les collectivités, l’AFTRP et le Parc des Expositions. Elle informe que localement d’autres associations sont en train de se constituer et qu’il faut en tenir compte.
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